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"Une goutte d'eau suffit pour créer un monde." Gaston Bachelard (philosophe, 1884/1962)
Hélas, on en est plutôt aujourd'hui à la goutte d'eau qui dévaste le monde.




A VENIR : 15-19 MAI 2019

"EAUX DANS L'O"


SALLE JEAN MOULIN & JARDIN DE LA CASCADE 83660 CARNOULES
Dans le cadre de la Fête du Terroir et de l'artisanat, qui aura lieu le dimanche 19 mai dans le centre ancien

"Le premier des biens, c'est l'eau", Pindare (poète lyrique, -518/-438)
Vingt après l'exposition/manifestation Histoires d'eaux centrée sur l'histoire agitée des sources de Carnoules, LA TARTUGA se penche à nouveau sur la question de l'eau, l'une des plus importantes du XXIe siècle. Entre-temps, les choses n'ont fait qu'empirer. Les glaciers fondent, un fleuve mythique tel que le Gange se réduit comme peau de chagrin, des îles d'Océanie deviennent inhabitables en raison de la montée des eaux, on assiste à une accélération inédite des catastrophes dites "naturelles" liées à l'eau, inondations entre autres, dont les effets sont aggravés par notre insensé appât du gain.
Une exposition, c'est un moment pris à la folie du temps, un instant de réflexion et de contemplation. C'est à cela que nous vous invitons, avec l'exposition "EAUX DANS L'O", à l'occasion de la Fête du Terroir 2019.
ACCROCHAGE MARDI 14 MAI
VERNISSAGE PROFESSIONNEL MERCREDI 15 MAI, 18h00 Rendez-vous à la Grande Fontaine
VERNISSAGE PUBLIC DIMANCHE 19 MAI, 11h30 Salle Jean Moulin
DÉCROCHAGE en soirée


CÔTÉ SALLE

BABIL/JLH (AFFICHE) Figure polymorphe, JLH hante le monde de l'édition et du graphisme parisiens. Naviguant à vue dans le domaine de l'affiche et du street art, il cabote de créations graphiques et/ou artistiques en écritures et/ou éditions culturelles. Cf. Poussières du monde, Akiza. Fidèle accompagnateur visuel du WEM, originaire d'Hyères, il vit et travaille actuellement en Alsace.

ÉLIAN BACHINI Photographe de danse, de théâtre et d'événements culturels en région PACA et ailleurs, Élian Bachini développe dans ses recherches personnelles une photographie plasticienne qui explore le corps, le monde minéral et le monde aquatique. Il vit à Toulon. Plus d'infos : www.elian-bachini. fr

NADIA BENTOBJI

KAREN COUGHLIN Élève successivement au California College of Arts and Crafts (USA) et à l'Institute of Art, Design and Technology de Dublin (Irlande), Karen Coughlin, depuis longtemps installée à Ollioules, travaille avec des techniques mixtes sur toile, papier et bois. Elle a exposé à Dublin, au Mexique et en France.

ANNICK DAVID peint depuis 2012. C'est l'envie de mettre la vie en couleurs qui l’a amenée à faire de la peinture. Sa source d’inspiration est le grand peintre anglais Turner, surtout sa dernière période, lorsque chez lui la couleur a pris le pas sur la forme. En l’étudiant, en le copiant, j’ai appris à regarder autour de moi : la terre, le ciel, la nature, l'eau. Annick David vit et travaille à Carnoules.

MICHEL DUFRESNE, peintre toulonnais, a obtenu sa licence d’arts plastiques à Aix-en-Provence. Enseignant aux Beaux-Arts de la Seyne-sur-Mer et à la Grande Tourrache. Sa peinture allie modernité et héritage du passé, entre figuration et abstraction, graphismes et couleurs. Il est à l’origine de la fondation d’Elstir, dont le but est de promouvoir le travail des jeunes plasticiens. Il expose lui-même fréquemment dans la région.

MICHEL DUPART Je pratique une peinture figurative sans souci décoratif. Je travaille toujours sur papier à dessin banal marouflé sur carton, bois ou toile. Techniques mixtes (encres, aquarelles, acryliques, crayons, collages). Je froisse, déchire et colle. Résultat toujours incertain. La quête d'un style, d'une signature n'a guère de sens pour moi. Expérimenter un traitement pour chaque sujet. Les thèmes se rapportent à une interrogation sur l'ordre du monde et sur l'étrangeté de la vie sous toutes ses formes. J'aime recueillir et transformer les images que m'offre l'environnement naturel et humain. Goût pour les paysages à découvrir dans les matériaux. « L'immensité, le torrent du monde dans un petit pouce de matière » (Cézanne).

GÉRARD ESTRAGON

MAGALI LATIL, proche de poètes et de l'univers de la poésie, poète elle-même (Editions Ircam-Centre Pompidou, Editions Approches...), vit à Puget-Ville, où elle fouille les liens qui existent entre les langages littéraire et plastique. Elle a collaboré avec d'importants poètes contemporains comme Bernard Noël ou Edith Azam. Son travail est exposé régulièrement dans la région (Centre Européen de la poésie à Avignon, Villa Tamaris, Musée de Gap) mais aussi à l’étranger (Japon, Pays-Bas).

LUC LEROY, ex ingénieur hospitalier, consacre désormais son temps à la mine de plomb, au fusain, à l'encre, à l'aquarelle et à l'acrylique. Il expose régulièrement dans le département, a reçu le 1er prix de dessin ADIL en 1995 et été nominé au Festival des jeunes plasticiens varois en 1996. Actuellement, le thème de la ville retient toute son attention, par le biais de la photo urbaine et de croquis urbains (encre et aquarelle).

AGNES MADER a suivi les cours de l'École des beaux-arts de Berne puis de l'École nationale des beaux-arts de Marseille-Luminy. Elle vit et travaille à Sainte-Anastasie. L’espace varois, ses paysages, sa nature, ses lumières et ses forces contradictoires constituent les éléments essentiels de sa peinture, qui est par ailleurs imprégnée par son dialogue avec la musique et la littérature.

JEAN-CHRISTOPHE MOLINÉRIS, originaire de la Seyne-sur-Mer, vit et travaille dans le Sud de la France. Il expose en France et à l’étranger, notamment à Montréal, en Allemagne et à Londres... Il "refuse dans le même mouvement une sociologie de la passivité qui ne peut que se perdre dans les eaux tièdes du consensus, et les postures artistiques compassionnelles et faussement libératrices", a dit de son travail Robert Bonaccorsi, commissaire d'exposition de la Villa Tamaris à La Seyne-sur-Mer.

MARTINE NAUDI, diplômée des Beaux Arts de Luminy, y a été professeur pendant 12 ans avant d'enseigner l'art plastique dans le Var. Elle vit et travaille à Six-Fours. Son travail s’articule autour de la nature, l’eau sous toutes ses formes, quels que soient le médium et le support... photographie, acrylique, encre : d’où ses récents travaux sur papier flottant.

SERGE PLAGNOL Tenant d'une peinture figurative teintée d'abstraction, sa première exposition d'importance eut lieu au musée de Toulon en 1984 ; de nombreuses expositions ont suivi à Paris, Nice, Marseille, Lille, Bordeaux, Aix-en-Provence. Après avoir enseigné aux Écoles des beaux-arts de Toulon puis de Nimes, il vit et peint à Toulon et dans divers lieux du sud de la France, Récemment, il a animé des ateliers de peinture à l'Académie des arts de Yanji, en Chine. « Débroussailler, voilà le véritable mot, Serge Plagnol débroussaille, coupe, tranche, taille, gratte dans un monochrome pour y faire ressurgir la couleur, le dessin, la vie enfouie », écrit sur lui Olivier Cena.

JACQUES SERENA Auteur toulonnais d’une douzaine de romans, publiés principalement aux Éditions de Minuit. Écrit aussi pour le théâtre. Créations : Rimmel, Quart d'heure, Velvette, Ça, mises en scène par J. Jouanneau, A-L. Liégeois, J.M. Ribes. Rôles créés par Jeanne Balibar, Ludivine Sagnier, etc…

MICHELINE SIMON navigue entre les arts visuels, sa sensibilité initiale, et la poésie, sa sensibilité conjugale. C'est autour de cette rencontre que se développent ses investigations et sa pratique des arts. Elle habite à Carcès, où elle travaille des techniques mixtes, dessin, collage et peinture.

SOLANGE TRIGER Maroc, France, Pérou, Mexique, Turquie, Allemagne, Liban, Syrie, Italie, Espagne, Indonésie, Méditerranée..... la liste des lieux où elle a exposé fournit des clefs sur ses thèmes et techniques. Dans son travail se mêlent abstrait et gestuel, papier, bois, toile et motifs revisités : entre autres, les fleurs, la guerre, la banquise, dont on sait qu'elle fond. Où est la ligne de partage ?


CÔTÉ JARDIN

SYLVAIN BOUISSON

ROSITA CARMONA

ALAIN CARUSO www.alain-caruso.net

JEAN-MARIE CARTEREAU vit et travaille à Carnoules. Lauréat de l'association Elstir, formateur en art-thérapie, il a fondé avec Comby et Carla van der Werf les Ateliers d'Expression Plastique du Centre Hospitalier de Pierrefeu. Soutenu par deux galeries à Paris et Bordeaux, il est présent de façon permanente dans de nombreuses collections privées et publiques, entre autres à la Villa Tamaris, à l'ARCAM d'Aix-en-Provence, à Marseille, en Irlande et au Japon. Il expose régulièrement en France, en Europe et en Chine. Influencé par le monde végétal et animal du Muséum national d'Histoire naturelle, il dépeint dans son travail un univers fantasmagorique et grouillant qui a pour titres : Paysages transitoires, Mangroves, Fumées, Brume et brouillard, Racines des ombres, et, actuellement, Ailes, éther et limbes. C:UserscartereauPicturesPORTRAIT JMC.jpg

DIVYA CHINNI vit et travaille à Vishakapatnam (Andhra Pradesh, Inde). Ses toiles hyperréalistes ont attiré l'attention de Bernard Turle lors de ses séjours à la Fondation Icha. Elle dépeint une Inde populaire et quotidienne peu représentée par ailleurs. Elle a déjà exposé à Carnoules et en Chine.

GUY IBANEZ Après avoir fondé les Ateliers de Lorette à Marseille, atelier collectif invité notamment pour la Biennale de Paris, Beaubourg 1982, et montré son travail entre Nice, Amsterdam et Marseille, Guy Ibanez poursuit ses activités artistiques de peintre dans son atelier des anciennes tanneries de Barjols. Performeur depuis 2007, il crée en présentation publique des Fluxo-poèmes, Fluxo-conférences, Fluxo-concerts et Fluxo-documentaires.

MIGUEL MARTIN

BERNARD TURLE Traducteur plusieurs fois primé de romans et ouvrages de beaux-arts (cf. Catalogue de la Bibliothèque Nationale). Fondateur, directeur et librettiste du WEM (1997-2011 - cf. les autres rubriques de ce site). Initiateur à Carnoules des expositions ArTmistice (1998), Histoire d'Eaux (1999) et Gares (2011). Pratique l'art(isanat) "piquassiette" dans sa demeure familiale dont il rêve qu'elle devienne un jour une maison d'artiste inscrite au patrimoine. Globe-trotter et néanmoins carnoulais depuis - au moins - le XVIIe siècle.

CARLA VAN DER WERF, plasticienne et formatrice en art-thérapie, expose depuis 1984 en France et à l’étranger. «La mémoire est le thème central de mon travail, dit-elle. Je suis en recherche permanente d’autres aspects de l’humanité, de l’altérité que je tente de matérialiser dans mes travaux, papier, rhodoïd ou bronze. L’idée du voyage est intimement liée à cela. Voyager, me déplacer me permet de me plonger dans l’histoire d’un pays, dans la mémoire de la terre et du sol que j’ai sous les pieds, dans la mémoire de l’eau qui passe. Je regarde, je vois, je découvre… »

CÔTÉ FONTAINES

ANTOINE SIMON (INTERVENTION 18H00 MERCREDI 15 MAI) est né sans le faire exprès. Ça continue depuis 75 ans. C'est ça, la poésie. Et ça se déplace en festivals et autres, en France et ailleurs, depuis Carcès.




UN BRIN DE LECTURE
Et puis la pluie, cette enfant de l’ombre, s’est enfin mise à tomber, les nuages avaient pris une couleur de cendre mauve, une lourdeur crépusculaire, étouffante, si ce n’est que le ciel crevait d’une rage qui se déversait sur tout le jardin, sur les bambous mouillés et soudain si misérables, sur le néflier aux feuilles pesantes et le citronnier qui s’arc-boutait comme un parapluie inutile tout vacillait sous cette force encore brune bientôt noyée d’encre noire sauf peut-être les flaques dans l’allée petits miroirs luisants encore et dans une dernière salve visible les épingles de pluie à tête de lumière métalliques, sur la vitre le reflet de la lampe dessinait un oiseau de feu puis tout devint obscur et des larmes se mêlèrent à cette pluie comme une autre délivrance venu d’un lieu inconnu, d’un souvenir qui ne parvenait pas à la conscience ou était-ce ces instants si fugaces et si sensibles de l’enfant sur les genoux de son père qui lui chantait des chansons, lui disait ce que l’on appelait des récitations et la faisait entrer dans le monde grand ouvert totalement neuf de la poésie sous l’abat-jour vert du vieil appartement, cette jubilation là de l’écart l’éclat du sens qui renversa sa vie, toujours présente, lui, en allé doucement, dans le silence d’une nuit de février, la pluie redoublait puis tout à coup tout s’est embrasé de rose, la bruyère et les arbres jusqu’à la maison voisine, comme un ultime sursaut du jour bientôt disparu dans la nuit froide de décembre, la pluie tombait toujours avec un bruit de tarentelle qui s’apaiserait une fois la porte fermée, les larmes avaient cessé depuis longtemps il ne restait plus qu’un petit filet de cascade cristalline qui bercerait
13 Décembre 2017
Laurence MILLEREAU, poète, attachée de presse du WEM, RIP (1953-2018) http://laurencemillereauecrivain.blogspot.com


"Mieux vaut un château d'eau qu'un château en Espagne", proverbe ferroviaire