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Du JEU. 16 au DIM. 19 MAI 2019 EXPOSITION organisée par Carla van der Werf et Bernard Turle


LE MERCREDI 15 MAI 18h00 À LA GRANDE FONTAINE (PL. G. Péri) A EU LIEU L'AVANT-PREMIÈRE DE l'EXPOSITION

SALLE JEAN MOULIN & JARDIN DE LA CASCADE 83660 CARNOULES
À Carnoules, pas de Fontaines Wallace mais des fontaines et des expos sur l'eau aussi...(https://quefaire.paris.fr/70295/exposition-l-eau-dans-la-ville-du-xixe-au-xxie-siecle)
Exposition Eaux dans l'O (du JEU. 16 au DIM. 19 MAI 2019), en avant-propos et accompagnement de la Fête du Terroir et de l'Artisanat, qui aura lieu le dimanche 19 mai dans le centre ancien. (www.carnoules.fr/fr/information/105809/fete-terroir-artisanat)
(À droite) Les artistes de Mémoires d'Eaux, Carnoules, Nov. 1999, (c) Léopold Trouillas

MESSAGES
Le site est abreuvé régulièrement. Dernier lâcher d'eau : 18 05 19
tartuga@wanadoo.fr
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"Une goutte d'eau suffit pour créer un monde." Gaston Bachelard (philosophe, 1884/1962)
Hélas, on en est plutôt aujourd'hui à la goutte d'eau qui le fait déborder. AB MERI GANGA MAILI. Comme l'a tweeté un autre grand penseur de notre époque : “This is a tough hurricane, one of the wettest we’ve ever seen from the standpoint of water.”
Pour faire remonter le niveau d'eau : Jean Giono, Colline, Paris, Bernard Grasset, 1929
Bébés-d’eau : un conte de fées pour un enfant des terres, traduction Françoise Gries, 2016.
Photos D.R.



"Le premier des biens, c'est l'eau", Pindare (poète lyrique, -518/-438)



Vingt après l'exposition/manifestation Histoires d'eaux centrée sur l'histoire agitée des sources de Carnoules, avec Eaux dans l'O, LA TARTUGA se penche à nouveau sur la question de l'eau, l'une des plus importantes du XXIe siècle. Entre-temps, les choses n'ont fait qu'empirer. Les glaciers fondent, un fleuve mythique tel que le Gange se réduit comme peau de chagrin, des îles d'Océanie deviennent inhabitables en raison de la montée des eaux, on assiste à une accélération inédite des catastrophes dites "naturelles" liées à l'eau, inondations entre autres, dont les effets sont aggravés par notre insensé appât du gain.

À droite (c) Claudine Quersin, L'O du Puits, Bhaktapur, Népal. Ci-dessous (c) BT, Bocal.

Une exposition, c'est un moment pris à la folie du temps, un instant de réflexion et de contemplation. C'est à cela que nous vous invitons, avec l'exposition "EAUX DANS L'O", à l'occasion de la 5e Fête du Terroir et de l'Artisanat 2019 à Carnoules.
ACCROCHAGE MARDI 14 MAI
AVANT-PREMIÈRE MERCREDI 15 MAI, 18h00 Rendez-vous à la Grande Fontaine
OUVERTURE AU PUBLIC 16-19 mai 10h-18h
VERNISSAGE PUBLIC DIMANCHE 19 MAI, 11h30 Salle Jean Moulin
DÉCROCHAGE en soirée








/JLH Figure polymorphe, JLH hante le monde de l'édition et du graphisme parisiens. Naviguant à vue dans le domaine de l'affiche et du street art, il cabote de créations graphiques et/ou artistiques en écritures et/ou éditions culturelles. Cf. Poussières du monde, Akiza. Fidèle accompagnateur visuel du WEM, originaire d'Hyères, il vit et travaille actuellement en Alsace. Il est responsable du graphisme de la communication de l'exposition Eaux dans l'O.

ÉLIAN BACHINI, toulonnais, photographe de danse, de théâtre et d'événements culturels en région PACA et ailleurs, développe dans ses recherches personnelles une photographie plasticienne qui explore le corps, le monde minéral et le monde aquatique. Quelques-unes de ses photos émaillent ce site ; visitez le sien : www.elian-bachini. fr
NADIA BENTOBJI vit et travaille au Pradet. Diplômée de l’école des Beaux-Arts de Toulon, artiste multidisciplinaire, elle combine les techniques, suscite un dialogue entre outils traditionnels (dessin, peinture) et nouveaux médias (vidéo, photo, animation). Passionnée de photographie, elle aime raconter dans ses images une histoire drôle, insolite et poétique.

JEAN-MARIE CARTEREAU vit et travaille à Carnoules. Lauréat de l'association Elstir, formateur en art-thérapie, il a fondé avec Comby et C. van der Werf les Ateliers d'Expression Plastique du Centre Hospitalier de Pierrefeu. Soutenu par deux galeries (Paris, Bordeaux), il figure de façon permanente dans de nombreuses collections privées et publiques (Villa Tamaris, l'ARCAM d'Aix-en-Provence, Marseille, Irlande, Japon...). Il expose régulièrement en France, en Europe et en Chine. Influencé par le monde végétal et animal du Muséum national d'Histoire naturelle, il dépeint un univers grouillant et fantasmagorique - témoin les titres : Paysages transitoires, Mangroves, Fumées, Brume et brouillard, Racines des ombres, et, actuellement, Ailes, éther et limbes. C:UserscartereauPicturesPORTRAIT JMC.jpg

MARIE-LYNE COSTANTINI vit et travaille au Mourillon, expose dans la région et à Paris.
« Ignatius, qu’est ce que c’est toutes vos saletés sur le plancher ?
- C’est ma vision du monde que tu vois là, il reste à l’organiser en un tout cohérent, alors fais attention où tu mets les pieds.»
John Kennedy Toole, La conjuration des imbéciles


KAREN COUGHLIN Élève successivement au California College of Arts and Crafts (USA) et à l'Institute of Art, Design and Technology de Dublin (Irlande), Karen Coughlin, depuis longtemps installée à Ollioules, travaille avec des techniques mixtes sur toile, papier et bois. Elle a exposé à Dublin, au Mexique et en France.

ANNICK DAVID peint depuis 2012. L'envie de mettre la vie en couleurs l’a amenée à peindre. Sa source d’inspiration est le grand peintre anglais Turner, surtout sa dernière période, lorsque chez lui la couleur a pris le pas sur la forme. En l’étudiant, en le copiant, j’ai appris à regarder autour de moi : la terre, le ciel, la nature, l'eau. Annick David vit et travaille à Carnoules.
MICHEL DUFRESNE, peintre toulonnais, licencié d’arts plastiques à Aix-en-Provence. Enseignant aux Beaux-Arts de la Seyne-sur-Mer et à la Grande Tourrache. Sa peinture allie modernité et héritage du passé, figuration et abstraction, graphismes et couleurs. Il est à l’origine de la fondation d’Elstir, dont le but est de promouvoir le travail des jeunes plasticiens. Il expose lui-même fréquemment dans la région.
MICHEL DUPART Je pratique une peinture figurative sans souci décoratif. Je travaille toujours sur papier à dessin banal marouflé sur carton, bois ou toile. Techniques mixtes (encres, aquarelles, acryliques, crayons, collages). Je froisse, déchire et colle. Résultat toujours incertain. La quête d'un style, d'une signature n'a guère de sens pour moi. Expérimenter un traitement pour chaque sujet. Les thèmes se rapportent à une interrogation sur l'ordre du monde et sur l'étrangeté de la vie sous toutes ses formes. J'aime recueillir et transformer les images que m'offre l'environnement naturel et humain. Goût pour les paysages à découvrir dans les matériaux. « L'immensité, le torrent du monde dans un petit pouce de matière » (Cézanne).

GÉRARD ESTRAGON, figure incontournable de la vie sociale toulonnaise, a toujours été impliqué dans la vie de sa cité mais est par ailleurs auteur (il vient de publier son dixième roman, L’illusion du châtiment). Et plasticien. Plume sergent major, porte plume en bois, encre de Chine noire, papier Arches de préférence. Lunettes et Loupe. Une contrainte très simple au départ, matérialisée par un vague croquis au crayon papier (un arbre, une maison en ruine, un jardin...) et puis le lent remplissage du blanc jusqu'à sa disparition totale sous le noir de l'encre.

MAGALI LATIL, proche de poètes et de l'univers de la poésie, poète elle-même (Editions Ircam-Centre Pompidou, Editions Approches...), vit à Puget-Ville, où elle fouille les liens qui existent entre les langages littéraire et plastique. Elle a collaboré avec d'importants poètes contemporains comme Bernard Noël ou Edith Azam. Son travail est exposé régulièrement dans la région (Centre Européen de la poésie à Avignon, Villa Tamaris, Musée de Gap) mais aussi à l’étranger (Japon, Pays-Bas). Cf. documentsdartistes.org/latil

LUC LEROY, ex ingénieur hospitalier, consacre désormais son temps à la mine de plomb, au fusain, à l'encre, à l'aquarelle et à l'acrylique. Il expose régulièrement dans le département, a reçu le 1er prix de dessin ADIL en 1995 et été nominé au Festival des jeunes plasticiens varois en 1996. Actuellement, le thème de la ville retient toute son attention, par le biais de la photo urbaine et de croquis urbains (encre et aquarelle).

AGNES MADER a suivi les cours de l'École des beaux-arts de Berne puis de l'École nationale des beaux-arts de Marseille-Luminy. Elle vit et travaille à Sainte-Anastasie. L’espace varois, ses paysages, sa nature, ses lumières et ses forces contradictoires constituent les éléments essentiels de sa peinture, qui est par ailleurs imprégnée par son dialogue avec la musique et la littérature.

JEAN-CHRISTOPHE MOLINÉRIS, originaire de la Seyne-sur-Mer, vit et travaille dans le Sud de la France. Il expose en France et à l’étranger, notamment à Montréal, en Allemagne et à Londres... Il "refuse dans le même mouvement une sociologie de la passivité qui ne peut que se perdre dans les eaux tièdes du consensus, et les postures artistiques compassionnelles et faussement libératrices", a dit de son travail Robert Bonaccorsi, commissaire d'exposition de la Villa Tamaris à La Seyne-sur-Mer.

MARTINE NAUDI, diplômée des Beaux Arts de Luminy, y a été professeur pendant 12 ans avant d'enseigner l'art plastique dans le Var. Elle vit et travaille à Six-Fours. Son travail s’articule autour de la nature, l’eau sous toutes ses formes, quels que soient le médium et le support... photographie, acrylique, encre : d’où ses récents travaux sur papier flottant.

SERGE PLAGNOL Tenant d'une peinture figurative teintée d'abstraction, sa première exposition d'importance eut lieu au musée de Toulon en 1984 ; de nombreuses expositions ont suivi à Paris, Nice, Marseille, Lille, Bordeaux, Aix-en-Provence. Après avoir enseigné aux Écoles des beaux-arts de Toulon puis de Nimes, il vit et peint à Toulon et dans divers lieux du sud de la France, Récemment, il a animé des ateliers de peinture à l'Académie des arts de Yanji, en Chine. « Débroussailler, voilà le véritable mot, Serge Plagnol débroussaille, coupe, tranche, taille, gratte dans un monochrome pour y faire ressurgir la couleur, le dessin, la vie enfouie », écrit sur lui Olivier Cena.

JOSÉ RENUCCI, peintre, vit et travaille à Toulon. "La peinture de José Renucci est un langage épuré, harmonieux. Il a appris ce qu'est un peintre tout jeune, auprès de son grand-père et de ses amis. Puis l'Ecole des Beaux-Arts, la pratique de la sculpture et de la peinture figurative le conduisent à l'abstraction", dit Michèle Gorenc, maître de conférences à l'université du Sud Toulon-Var. (Ci-contre) José Renucci au chevalet dans une vidéo de J.-Y. Lebris, Entretien avec Jacques Serena.

MICHELINE SIMON navigue entre les arts visuels, sa sensibilité initiale, et la poésie, sa sensibilité conjugale. C'est autour de cette rencontre que se développent ses investigations et sa pratique des arts. Elle habite à Carcès, où elle travaille des techniques mixtes, dessin, collage et peinture.
JACQUES SERENA Auteur toulonnais d’une douzaine de romans, publiés principalement aux Éditions de Minuit. Écrit aussi pour le théâtre. Créations : Rimmel, Quart d'heure, Velvette, Ça, mises en scène par J. Jouanneau, A-L. Liégeois, J.M. Ribes. Rôles créés par Jeanne Balibar, Ludivine Sagnier, etc…


SOLANGE TRIGER Maroc, France, Pérou, Mexique, Turquie, Allemagne, Liban, Syrie, Italie, Espagne, Indonésie, Méditerranée..... la liste des lieux où elle a exposé fournit des clefs sur ses thèmes et techniques. Dans son travail se mêlent abstrait et gestuel, papier, bois, toile et motifs revisités : entre autres, les fleurs, la guerre, la banquise, dont on sait qu'elle fond. Où est la ligne de partage ?


LES PETITS
RUISSEAUX
FONT LES GRANDES RIVIÈRES...

... JUSQU'À ÉPUISEMENT DES STOCKS
La seconde partie de l'exposition Eaux dans l'O investira le jardin de la Cascade. Après des décennies d'abandon, puis le spectacle organisé par la municipalité lors des Journées du Patrimoine 2018, les artistes exposant en plein air auront à coeur de faire revivre ce lieu, de dévoiler son potentiel et d'ajouter une étape sur le chemin de sa réhabilitation.
La Tartuga a toujours encouragé les amateurs prometteurs ; ci-contre, Jeannine Magotteaux a représenté La Cascade dans un style naïf à la Jean Hugo.

SYLVAIN BOUISSON allie culture et agriculture, vignes, safran, oliviers, aquarelle et acrylique. On le trouve souvent à Flour de Camin, la Maison de Paysans et Artisans de Carnoules, dont il est co-fondateur. Après les Beaux-Arts de Toulon, il expose dans la région, est un temps membre du collectif TOTEM et participe à des réalisations au Parc National des Ecrins. Il devient illustrateur pour les Editions Equinoxe : "Le Carnet du Petit Randonneur" (Maugenest-Bouisson, 2003), "Le Var, entre Collines et Littoral" (2009). Co-fondateur de la maison d’édition associative Graines d'Argens, il publie "Correns, de Terre, de Lumière, d'Hommes et d'Argens" (Bouisson-Duret-Galabrun, 2014) et "Âne de Provence, qui es-tu? Ase de prouvènço, qu siès?" (Jausseran-Bouisson, 2017).

ALAIN CARUSO Charpentier de formation devenu sculpteur, il dessine mobilier, objets et sculptures. Il utilise plusieurs essences de bois ou le pin lamellé collé. Il taille dans la masse, "arrondit les angles", crée des formes aux courbes féminines et végétales qui s'érigent comme des totems. Il expose dans toute la région mais c'est dans la quiétude de son atelier cuersois qu'il élabore ses sculptures. www.alain-caruso.net

JEAN-MARIE CARTEREAU cf. bio ci-dessus Côté Salle.

MONIKA CULMANN, peintre d'origine autrichienne, est attirée par le rythme du temps qui se fait dans la nature, par l’univers des montagnes et des minéraux. Elle trouve une partie de son inspiration dans la philosophie et dans l'art amérindien. Tout est lié, c'est pourquoi elle utilise aussi des matériaux de récupération.
Visitez son site www.monika-culmann.net

DIVYA CHINNI vit et travaille à Vishakapatnam, en Inde). Ses toiles hyperréalistes ont attiré l'attention de Bernard Turle lors de ses séjours à la Fondation Icha. Son thème de prédilection, c'est le décor, les objets d'une Inde populaire et quotidienne peu représentée par ailleurs. L'acuité de son regard nous y transporte. Elle a déjà exposé en Inde, à Carnoules et en Chine.

GUY IBANEZ Après avoir fondé les Ateliers de Lorette à Marseille, atelier collectif invité notamment pour la Biennale de Paris, Beaubourg 1982, et montré son travail entre Nice, Amsterdam et Marseille, Guy Ibanez poursuit ses activités artistiques de peintre dans son atelier des anciennes tanneries de Barjols. Performeur depuis 2007, il crée en présentation publique des Fluxo-poèmes, Fluxo-conférences, Fluxo-concerts et Fluxo-documentaires.

MIGUEL MARTIN sculpteur sur métal, habite et travaille à Carnoules. Autodidacte, il décide de travailler cette matière qu’il a déjà apprivoisée de par sa formation de mécanicien fraiseur. Venu tardivement à la sculpture, influencé par Gaudi, il assemble de vieux outils, des matériaux usagés et n’hésite pas parfois à compléter ses œuvres en intégrant la pierre et le bois. Impliqué depuis longtemps dans la vie associative de sa commune, c'est tout naturellement que l'idée lui vient en 2013 de créer le festival Métalmorphose, qui rencontre très vite un franc succès. Photo Soulager 2019.

AGNÈS SÉGURA vit et travaille à Toulon, où elle sculpte et co-dirige le collectif Les Promeneurs Solitaires. Son oeuvre est hantée par des formes et personnages en métal, bois, boue ou terre cuite. « La société nous impose inconsciemment d’être toujours sur le bon rail. C’est le corps qui pâtit de cet enfermement du savoir et du pouvoir. Mes statues sont parfois sans tête pour qu’on regarde le corps qui souffre.» https://www.artmajeur.com/fr/seguragnes/artworks
(www.lespromeneurssolitaires.fr/)

BERNARD TURLE Traducteur plusieurs fois primé de romans et ouvrages de beaux-arts (cf. Catalogue de la Bibliothèque Nationale). Fondateur, directeur et librettiste du WEM (1997-2011 - cf. les autres rubriques de ce site). Initiateur à Carnoules des expositions ArTmistice (1998), Histoire d'Eaux (1999) et Gares (2011). Pratique l'art(isanat) "picassiette" dans sa demeure familiale dont il rêve qu'elle soit un jour inscrite au patrimoine comme témoin d'un art de vivre provençal révolu. Globe-trotter et néanmoins carnoulais depuis - au moins - le XVIIe siècle.

CARLA VAN DER WERF, plasticienne et formatrice en art-thérapie, expose depuis 1984 en France et à l’étranger. «La mémoire est le thème central de mon travail, dit-elle. Je suis en recherche permanente d’autres aspects de l’humanité, de l’altérité que je tente de matérialiser dans mes travaux, papier, rhodoïd ou bronze. L’idée du voyage est intimement liée à cela. Voyager, me déplacer me permet de me plonger dans l’histoire d’un pays, dans la mémoire de la terre et du sol que j’ai sous les pieds, dans la mémoire de l’eau qui passe. Je regarde, je vois, je découvre… » Carla est commissaire de l'exposition Eaux dans l'O.


Invité par la municipalité de Carnoules à se garer le dimanche 19 mai dans le Jardin de la Cascade, le BAZAR DU LÉZARD accompagne les jeunes artistes professionnels de la région et favorise la diffusion de l’art auprès d’un large public. L'équipe relève des défis artistiques lancés par les communes, customise des bancs publics, crée du mobilier urbain, réhabilite de vieux murs, réalise des fresques. La Petite Caravane de l’Art se promène toute l’année dans le Var, à la rencontre des écoles et collèges, s'installe dans la cour des médiathèques, sur les places publiques, au pied des HLM, dans les festivalset le mercredi après-midi à Saint-Maximin. Notre devise : Mettre de l’art et de la couleur dans le quotidien, en toute simplicité.
ÉLISE PICOT Ancienne de la Villa d'Arson à Nice, artiste bricoleuse magicienne de la couleur et des matières, elle a vocation à "transformer les murs tristes". Sa matière, c'est la poésie, la récup, la mosaïque et le mobilier urbain. Elle animera à Carnoules la caravane du Bazar du Lézard. https://elisepicot.co/
CAMILLE DILET (à droite) a suivi les cours du Conservatoire de Nice après sept ans de découverte et d'apprentissage de la harpe aux côtés de deux professeurs extraordinaires, l'une plutôt classique et rigoureuse, l'autre rêveuse et passionnée de musique du monde. Depuis peu, elle pousse les portes de l'univers des musiques à danser. Elle nous a invité à une promenade au fil de l'eau dans le jardin de la Cascade, à la tombée de la nuit lors du
AVANT-PREMIÈRE DE L'EXPOSITION EAUX DANS L'O... MERCREDI 15 MAI.
Merci pour ce moment de pure magie.






ANTOINE SIMON, POÈTE, est né sans le faire exprès. Ça continue depuis 75 ans. C'est ça, la poésie. Et ça se déplace en festivals et autres, en France et ailleurs, depuis Carcès.



Il vous a donné rendez-vous MERCREDI 15 MAI, 18h00 à la Grande Fontaine en préambule à l'AVANT-PREMIÈRE DE L'EXPOSITION EAUX DANS L'O... Merci à lui, pour son poème inspiré du Bateau ivre et sa prestation avec plongée.

(À droite : (c) Élian Bachini, Fontaine, d'après la Fontaine de la paroisse, composition photographique)





Le crochet ou cruchet carriera, vous ne connaissez pas ? Ou alors tricot urbain, tricot-graffiti ou tricotag ou aléatoirement yarn bombing si on veut faire savant. À Carnoules, on dit cruchet (prononcez "croutchette") carriera, de cruchet - crochet - et carriera - rue. Bref, on prend de la laine, on crochette, on prend des fontaines, des lavoirs, des arbres, des rambardes ou tout le matériel urbain qu'on veut et on tague de laine, de préférence multicolore. Donc, 15-19 mai, dans le centre ancien de Carnoules, dans le périmètre de l'exposition Eaux dans l'O et de la Fête du Terroir et de l'Artisanat : cruchet carriera !
Par trois groupes de cruchetistes/tricoteuses 1/ Hyères (Armelle Boisson et Marie-Claude Hours - caricaturée ici en haut à droite - ont fondé l’association HAPPY FIL,FEEL HAPPY pour créer des événements textiles, expositions, ateliers créatifs "crochet carriera" dans les villes, établissements scolaires ou maisons de retraites hyérois et dans les communes de la région) 2/ Marseille (TRICOT FIL D'O - cf. Vague crochetée bleue ci-dessus) et 3/ Carnoules (LES MAILLES EN L'AIR, cercle de crutcheteuse/tricoteuses à 32 mains).





(Ci-dessous) Magali Latil, La matrice de l’eau 1 / Installation vidéo / Images récoltées tout au long du circuit historique « au fil de l’eau »- Carnoules
(À droite) Solange Triger, Partages des eaux























(Ci-contre) Karen Coughlin, Plaque, frottage, pastel, encres, 70x50cm
(À droite) Jacques Serena, Ondines, acrylique & photographie, 59x42cm

Élian Bachini, La goutte d’eau de la claire fontaine, photographie
Michel Dufresne, Torrent, huile sur toile
























(Ci-dessus) Carla van der Werf, Lumière d'eau, acrylique sur rhodoïd
(Ci-contre) Michel Dupart, La Pêche dans le détroit des tankers, huile sur toile


(Ci-dessus) Annick David, La Barque, huile sur toile, & Micheline Simon, Recollage, triptyque

Jean-Marie Cartereau, huile sur toile, série : "Paysages transitoires", 61x50 cm, 2019

Marie-Lyne Costantini, Sans titre, huile sur papier, 60x50 cm.









(Ci-contre) Martine Naudi, huile sur toile.

(À droite) José Renucci, Filante vapeur,
huile sur toile, 48x37 cm, 2015

(Au centre) Monika Culmann, "La rivière", acrylique sur bois, cire, boîte de cigare, 23x42 cm, 2018






Bernard Turle, Variations sur le ponton de Beachport, 2019, livre, 21,5x21,5 cm, 60 pages, texte & 43 illustrations couleurs, réalisé par Marie-Claude Dussol. 25 exemplaires numérotés.

Serge Plagnol, La pluie du pinceau, naïade, 2019, huile sur toile, 55x46 cm

Agnes Mader, Le Lac de Besse












Photos : copyright des artistes




Photos (c) Rosita Carmona, Série Carnoules, La Grande Fontaine & Portail de La Cascade






La Municipalité de Carnoules invite le dimanche 19 mai au Moulin à Huile Philippe Maurel, spéléologue et spécialiste du Las.
«L'eau dans le Var» www.maurel.tv/accueil.html



LES RIVIÈRES SONT DES CHEMINS QUI MARCHENT, ET QUI PORTENT OÙ L'ON VEUT ALLER
Blaise Pascal, physicien, inventeur, philosophe (1623-1662)




Conférence spectacle ÇA COULE DE SOURCE à 15h00 dimanche 19 mai
PHILIPPE MAUREL, Didier Bosca, José Esteves Novo
À droite : (c) Claudine Quersin, Ne dis jamais "Fontaine, je ne boirai pas de ton eau"




À droite (c) Claudine Quersin, La Source, marouflage sur réservoir en béton, ruine de projet hôtelier jamais réalisé, suite à la montée des eaux et à la disparition de la plage, Gopalpur, Orissa, Inde, 2011

Exposition et Atelier pédagogique « ART Recycl’âge » avec MAGALI PELLEGRIN. Le papier et l'eau dans tous ses états.

La matrice de l’eau 2 / Installation vidéo / Images récoltées tout au long du circuit historique « au fil de l’eau »- Carnoules
par Magali Latil






Le Gapeau, l'Issole, le Réal-Martin, le lac de Besse, la trop discrète rivière de Carnoules... Un travail appréciable est accompli sur nos cours d'eau locaux, il en reste beaucoup à faire face aux agressions des pollutions et autres incivilités.
Maison Régionale de l'Eau À Barjols, le siège dispose de salles d’exposition qui accueillent le public en visite libre ou accompagnée, d’une salle de réunion, d’un laboratoire d’analyses et de bureaux. mrepaca@club-internet.fr
www.maisonregionaledeleau.com
(À droite) (c) Élian Bachini, Les Fonds du Gapeau 1, photograhie

On peut écouter Anne SYLVESTRE - Porteuse d'eau & Si la pluie te mouille (merci pour la suggestion JMC)

À Solliès-Pont, l'Écomusée de la vallée du Gapeau travaille sur le passé, le présent et l'avenir de ce fleuve mystérieux.
https://ecomuseegapeau.org/
Incontournable : voir au musée de Brignoles le prototype original de la première embarcation en béton connue, invention de l'ingénieur Joseph Lambot. Cette barque en ciment armé d'un treillage de fer fut testée en 1848 sur le lac de Besse, brevetée le 30 janvier 1855 et présentée à l'exposition universelle de la même année.



Au travers de son AQUATHÈQUE, la Maison Régionale de l’Eau met à disposition une base de données scientifiques, techniques et didactiques sur les milieux aquatiques de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Régulièrement mise à jour et enrichie, l’AQUATHÈQUE permet de consulter ou télécharger un grand nombre de documents sous différents formats : rapports, photos, vidéos, cartes, diaporamas, applications interactives. mrepaca.com/notreassociation/
Photographie (c) Élian Bachini, Les Fonds du Gapeau 2

Vidéos de Philippe MAUREL - dailymotion
https://www.dailymotion.com/aigoTV
On peut consulter également www.bio-sphere.fr

Paul Manly, 'Voices of the River', 2012 (en anglais). You Tube. Un excellent documentaire, très complet, sur un cours d'eau et tout ce qui s'y rapporte. Le film explore les utilisations et valeurs passées et présentes du bassin de la Nanaimo River sur l'île de Vancouver au Canada. Haut lieu culturel et spirituel des Snuneymuxw, c'est un lieu de pêche, d'exploitation forestière et de tourisme.
"La Nanaimo est le sang même de notre communauté."

Voir sur écran :
Luc Raphaël Ponson (1835-1904) Le Gapeau à La Crau d'Hyères
Alex Voyer, le photographe des Parisiens qui se jettent dans les eaux interdites de la capitale
https://fr.petitsfrenchies.com › Culture
Fresque Pieuvre/ Street Art/ Los Angeles
https://www.muralmapla.com/map
www.aquacoustique.com concerts aquatiques populaires

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L'Océan de Biosphère 2 (Oracle, Arizona, USA) est l'un des mécocosmes de cette tentative de reconstitution en milieu fermé de biomes naturels. Le bassin de 3,5 millions de litres d’eau de mer comporte un récif coralien. T.C. Boyle a raconté l'histoire de la seconde mission de Biosphère 2 dans Les Terranautes, Grasset. Photos (c) D.Coltri, 2019.


Photographie : Cora Arnould, Grand Écran d'eau, 2019

L'Arroseur arrosé (Louis Lumière), 1896
Cœur fidèle (Jean Epstein), 1923
Entr'acte (René Clair), 1924
Gardiens de phare (Jean Grémillon),1928
La pluie (Joris Ivens), 1929
L'Atalante (Jean Vigo), 1934 - YouTube
https://www.youtube.com/watch?v=qdUvZNqNGdY
Une partie de campagne (Jean Renoir), 1936
La Fille du puisatier (Marcel Pagnol), 1940
Lumière d'été (Jean Grémillon), 1943
Riz amer (Giuseppe de Santis), 1949
Le Fleuve (Jean Renoir), 1951 (1080P) - YouTube
https://www.youtube.com/watch?v=FiaW7kjHDgY
Manon des sources (Marcel Pagnol), 1952
Chantons sous la pluie (Gene Kelly, Stanley Donen), 1952
Rivière sans retour (Otto Preminger), 1954
La Reine de la prairie (Allan Dwan), 1954
La Nuit du chasseur (Charles Laughton), 1955
Le Déjeuner sur l'herbe (Jean Renoir), 1959
Sueurs froides, Psychose (Alfred Hitchcock), 1958 & 1960
Les Parapluies de Cherbourg (Jacques Demy), 1963
La Canonnière du Yang-Tsé (Robert Wise), 1966
La Piscine (Jacques Deray), 1969 - YouTube
https://www.youtube.com/watch?v=c6fu6tX0SVg -
Un barrage contre le Pacifique, Marguerite Duras (film radiophonique) - YouTube
Chinatown (Roman Polanski), 1974
Un amour de pluie (Jean-Claude Brialy), 1974
Piranhas (Joe Dante),1978
L'enfant et la rivière (Maurice Château), 1981, d'après le roman d'Henri Bosco.
La Lune dans le caniveau ( Jean-Jacques Beineix), 1983 https://www.youtube.com/watch?v=5RQIa1pOtMY
L'Eau froide (Olivier Assayas), 1994
Still Life (Jia Zhangke), 2006
Water (John Abraham), 2007
Paranoïd park (Gus van Sant), 2007
La Forme de l'eau (Guillermo Del Toro), 2018






(À gauche et à droite) (c) Jeannine Magotteaux, Les écluses à Château-neuf-du-faou, Finistère.






LA FRANCE D'OUEST EN EST - L'EAU ENDIGUÉE : CANAUX, ÉCLUSES, RUISSEAUX


(À droite) JLH, L'Ehn à Boersch, Alsace.


Claudine Quersin,
Série Inde 2019
(À gauche), Caniveau,
village de l'Orissa,
Pots envasés &
Goutte d'eau
sur l'objectif









(À gauche) Lac de Pushkar, (à droite) Bassin sur le lac de Pushkar



BASSINS INDIENS


(Ci-contre, à gauche) Baori (puits à degrés), Amber.
(Ci-contre, à droite) Bassin, palais de Bhaktapur, Népal, 2018.




(À gauche) La terrasse inondée, Queensland, 2015. (À droite) Rizière dans la vallée de la Shimanto (Shimanto-gawa), île de Shikoku, Japon. La Shimanto est la dernière rivière naturelle du Japon, sans nterférence humaine, avec ses ponts sans rambardes, pour laisser passer les crues.

(À droite) Jardin moderne du château de Kochi, île de Shikoku, Japon.




(Ci-dessus) Puits carré en béton, motif matelassé, Nek Chand's Rock Garden, Chandigarh, Inde

Bernard Turle, Série PIERRE QUI ROULE N'AMASSE PAS MOUSSE.













(c) Berinder Vaminas : POLYPTYQUE DES EAUX GRISES ET OCRES

































TOUTES LES IMAGES NE SONT PAS COMPRÉHENSIBLES AU PREMIER COUP D'OEIL


TROUVEZ LA MEILLEURE LÉGENDE DE CETTE PHOTOGRAPHIE & VOUS GAGNEREZ UN EXEMPLAIRE DU LIVRE D'IMAGES DE BERNARD TURLE "PONTONS", À PARAÎTRE EN 25 EXEMPLAIRES NUMÉROTÉS À L'OCCASION DE L'EXPOSITION EAUX DANS L'O. LÉGENDE À ENVOYER À : tartuga@wanadoo.fr Photo (c) B.T., Vanuatu, 2011.
AND THE WINNER IS !
CONCOURS DE LA LEGENDE PHOTO du site wem.free.fr
Le jury a délibéré, la décision n'a pas été facile, il y avait des suggestions très amusantes.
La gagnante est MONIQUE PICARD avec :
BRITONS, NOUS NE VOUS ABANDONNONS PAS !
Légende de circonstance mais plus que cela...
Bravo, Monique.


(À gauche) (c) JLH, La Bouteille dans l'arbre : Humour, preuve visuelle d'une technique agricole en vigueur ou sombre référence à une pratique ancienne, tel l'arbre aux pendus ? Une représentation de l'eau condamnée ?
(À droite) Claudine Quersin, bouteille d'eau en plastique sur un chemin du Népal. Une représentation de la terre condamnée ?


Photo (c) Magali Latil, Panoramique "Le bout du lac", Carcès.





Et puis la pluie, cette enfant de l’ombre, s’est enfin mise à tomber, les nuages avaient pris une couleur de cendre mauve, une lourdeur crépusculaire, étouffante, si ce n’est que le ciel crevait d’une rage qui se déversait sur tout le jardin, sur les bambous mouillés et soudain si misérables, sur le néflier aux feuilles pesantes et le citronnier qui s’arc-boutait comme un parapluie inutile tout vacillait sous cette force encore brune bientôt noyée d’encre noire sauf peut-être les flaques dans l’allée petits miroirs luisants encore et dans une dernière salve visible les épingles de pluie à tête de lumière métalliques, sur la vitre le reflet de la lampe dessinait un oiseau de feu puis tout devint obscur et des larmes se mêlèrent à cette pluie comme une autre délivrance venu d’un lieu inconnu, d’un souvenir qui ne parvenait pas à la conscience ou était-ce ces instants si fugaces et si sensibles de l’enfant sur les genoux de son père qui lui chantait des chansons, lui disait ce que l’on appelait des récitations et la faisait entrer dans le monde grand ouvert totalement neuf de la poésie sous l’abat-jour vert du vieil appartement, cette jubilation là de l’écart l’éclat du sens qui renversa sa vie, toujours présente, lui, en allé doucement, dans le silence d’une nuit de février, la pluie redoublait puis tout à coup tout s’est embrasé de rose, la bruyère et les arbres jusqu’à la maison voisine, comme un ultime sursaut du jour bientôt disparu dans la nuit froide de décembre, la pluie tombait toujours avec un bruit de tarentelle qui s’apaiserait une fois la porte fermée, les larmes avaient cessé depuis longtemps il ne restait plus qu’un petit filet de cascade cristalline qui bercerait
13 Décembre 2017
Laurence MILLEREAU, poète, attachée de presse du WEM, RIP (1953-2018) http://laurencemillereauecrivain.blogspot.com
&(c) Élian Bachini, Pluie sur le pare-brise, photographie

Fernando Pésoa, LE TAGE
(merci, JMC, pour le par-Tage)

Le Tage est plus beau que la rivière qui traverse mon village,
Mais le Tage n’est pas plus beau que la rivière qui traverse mon village,
Parce que le Tage n’est pas la rivière qui traverse mon village.

Le Tage porte de grands navires
Et à ce jour il y navigue encore,
Pour ceux qui voient partout ce qui n’y est pas,
Le souvenir des nefs anciennes.

Le Tage descend l’Espagne
Et le Tage se jette dans la mer au Portugal.
Tout le monde sait ça.
Mais bien peu savent quelle est la rivière de mon village
et où elle va
et d’où elle vient.
Et par là même, parce qu’elle appartient à moins de monde,
elle est plus libre et plus grande, la rivière de mon village.

Par le Tage on va vers le Monde.
Au-delà du Tage il y a l’Amérique
Et la fortune pour ceux qui la trouvent.
Nul n’a jamais pensé à ce qui pouvait bien exister
Au-delà de la rivière de mon village.

La rivière de mon village ne fait penser à rien.
Celui qui se trouve auprès d’elle est auprès d’elle, tout simplement.


Tristan Tzara, extraits, avec une photo d'Élian Bachini, Ondulations

Ils marchent. ils marchent voguant avec nonchalance
Sur la rivière de la vie, combien triste.
Et malpropre,
Ils marchent, ils marchent sans relâche en avant,
Car ils aperçoivent toujours devant eux
Les horizons bleus
Et les aurores
Tissés dans l'or brillant,
Ils marchent vers les mers
Vers les mers imaginaires.
.../... II flotte gaîment l'heureux voyageur
Toujours plus loin
Sur l'eau bleue, l'eau dorée, l'eau verte
On aperçoit à peine le lointain
El dans l'infini (limité) des eaux
Il se perd.

Que des épaves, les nouveaux-nés sur les éternités du sommeil bercent à leur tour le monde dans le creux de la vague chantante tandis qu'au fond déjà neigeux de ta jeunesse tes yeux renaissent dans le sang des chaudes interrogations.

Quelle est la belle au cœur d’eau
au cœur de l’eau changeant de peines
à peine marchant de chanson en chanson
dévisagée le long des yeux.../...


Opinion sur la salubrité d'une eau de rivière
L'eau la plus pure s'altèrerait & se corromprait bientôt, si l'Auteur de la Nature, dont les bienfaits sont toujours infinis, ne s'était servi du mouvement moyen doux & simple, pour maintenir ce fluide dans un état propre à donner de la fraîcheur & de l'humidité à l'air, une boisson salutaire aux hommes & aux animaux ; aux végétaux leur aliment principal ; & à la terre, sa fécondité. L'eau est tellement abondante sur la terre qu'il ne faut pas s'étonner si la plupart des Anciens ont regardé l'eau comme l'agent universel, le seul élément, le principe de toutes choses, &c. (...)
L'eau dont le courant est lent & tranquille, diffère de celle qui coule avec rapidité ; aussi remarque-t-on que le Rhin & le Rhône, qui prennent leurs sources dans les montagnes des Grisons, fournissent des eaux plus légères & meilleures que celles des autres Fleuves. Ceux qui ont descendu le Mein ont observé que, pour entrer dans le Rhin, les barques s'enfoncent beaucoup plus, phénomène dû à la légèreté de ses eaux. Les bateliers, en entrant à Paris par Charenton, aperçoivent la même chose d'une manière peu marquée, il est vrai, ce qu'ils attribuent à la jonction de la Marne. Si les buveurs d'eau daignaient invoquer leur palais pour savourer avec attention l'eau de la Seine, ils apercevraient, sans doute, de la différence à celle puisée au-dessous de Paris, où bien dans l'endroit où elle le traverse. Cette dernière a plus de saveur, de ténuité & de légèreté ; ce n'est pas qu'elle contienne plus de principes, mais elle est plus atténuée, plus subtilisée, à cause d'une plus grande quantité d'air & de fluide élastique qui s'y forme, au moyen du mouvement augmenté dans son passage par l'impulsion que lui communique l'arrivée des matières qui y sont jetées.
M. Parmentier, Dissertation physique, chymique et économique sur la nature et la salubrité de l'eau de la Seine, in Observations sur la physique, Paris, Tome V, Part.II, 1775.
À droite : Document de 31 pages. Faut-il ou non remettre en service une vieille fontaine ? "Réponse pour les Consuls et Communauté de Carnoulles contre Les Syndics des Forains possédans-biens dans ce terroir", Aix-en-Provence, 1778. Remerciements à José Renucci.

Les jeunes filles intouchables tressant leurs corbeilles au bord du marécage chantent encore la complainte de Tirouvallouva : "Où sont les sources d'eau pure qui peuvent apaiser notre soif ? L'eau qui tombe des abreuvoirs dans le pas des bestiaux est notre seul breuvage."
Lanza del Vasto, Le Pélerinage aux sources, 1943

Photographie Amarjeet Yadav, Villageoises du Bihar, 2018

En hommage à la Loire, aux anses secrètes où elle distille le même ambre sous le couvert, il me vient le désir de rimer. Puis je m’enfouis de nouveau sous la prose opulente des campagnes. Mais les moucherons m’obsèdent et la muraille que je longe m’invite à un répit. Elle a ce côté Sully aztèque des sept écluses et, bien qu’elle cache le fleuve, elle le rend d’autant plus sensible qu’on a l’impression préoccupante de rouler sous le niveau de son cours. Cette construction forme une sorte de chemin de ronde, qu’on atteint par des escaliers : je m’y installe comme à un pupitre, devant la tendre étendue de sables au modelé de paupières, qui se soulèvent sur des transparences et de subites fulgurations. Je ne compte plus désormais la distance qui me sépare d’Orléans qu’en vers dont le total fait quatorze et qui se subdivisent en dix pieds :
Verte sous l’arbre et limpide au ciel bleu,
Puits où l’étoile affûte sa piqûre,
L’eau ne voit pas la profondeur obscure
Qui détient le secret de son alleu.
Elle s’en va par une forêt d’yeux
Comme une aveugle à parfaite figure,
Pour le passant bon ou mauvais augure,
Et ses saluts se perdent en adieux.
Ainsi convient qu’elle demeure et passe
Et que l’innocence de cet espace
Ignore le reflet de tout regard
Que sa fraîcheur de Loire désaltère
Encore, alors qu’un vieux soleil hagard
Y mire un moins insondable mystère.
Jacques Réda, L’Herbe des talus, 1984 ; & (c) & Claudine Quersin, haut-fond, photographie & Marie-Claude Dussol, Cycle Italie du Nord 2017, Delta du Po, photographie.

Dedans le lavoir
on rit, car d'épuisement
est mort le client
Lavoir (funèbre) : pièce d'un temple pourvu d'un bassin, où les moines bouddhistes procédaient à la toilette funèbre des morts avant la mise en bière. Comme elle était située dans une aile reculée du temple, loin de la vue des fidèles, certains y dissimulaient leur concubine dans une annexe. D'autres allaient même jusqu'à la convoquer dans le lavoir même.
Haiku érotiques, trad. et présentation Jean Cholley, & photo(c) Bernard Turle, Temple côtier, Matsuyama, île de Shikoku, Japon.

The city was made real by the water that surrounded it. Bombayites believed only in what they could see and touch. Because they were always in the presence of water they were reminded always of what they would become: water molecules. Jeet Thayil, Low, 2019.


Photo (c) Magali Latil, Panoramique "Les chutes du Caramy", Carcès.

QUAND L'EAU VIENT À MANQUER
(c) Didier Coltri, Côte Ouest 2019 : Lac salé, Badwater Basin, Death Valley, Californie, 80 mètres au-dessous du niveau de la mer, 50° l'été - là venaient autrefois mourir les colons qui n'avaient pas succombé à la traversée du continent. & Citerne vide, ville fantôme de Rhyolite, Arizona.


Mireille au puits dans la Crau, photo (D.R.) extraite du film Mireille, de René Gaveau et Ernest Servaes (1933)

Bernard Turle, Melbourne Harbour, Last Day (2017)



La Tartuga vous invite à une visite virtuelle de son siège social, LA TARTUGO, sur le site latartugo.com.